Au secours, j’ai besoin d’aide!
Lorsqu’on se sent dépassé par les évènements, lorsqu’on ne se reconnait plus, lorsqu’on a l’impression que la vie nous échappe, il est peut-être temps de s’arrêter et de crier : Au secours, j’ai besoin d’aide!
On a résisté le plus longtemps qu’on a pu, on a laissé croire, on s’est fait croire, que ça allait passer, que ce n’était qu’un mauvais moment. Mais un jour, on n’en peut plus et on se fout du jugement parce qu’on est à bout et on crie à l’aide.
Mais de quelle aide au juste? De quoi ai-je besoin, vers qui me tourner? Tout dépendra de ce en quoi on croit. Puis, de ce qui fonctionne pour soi.
Pour ma part, avant de comprendre que ma vie ne me ressemblait plus, je me suis tournée vers la médecine, j’avais des crises de panique, de l’anxiété généralisée et mon corps commençait à montrer des signes d’usure. Le doc m’a dit, c’est pas ta faute, c’est génétique, t’es faite comme ça, c’est comme le diabète pour certains ou l’hypertension pour d’autres. J’y ai cru, en fait, ça faisait mon affaire, parce que ça m’enlevait la responsabilité et c’est donc confortable de savoir qu’il n’y a rien à faire, que c’est notre « lot ». Dans son cabinet, j’en ai braillé de soulagement. Bon sang! Ce n’sont pas les mots le plus doux ça? C’est pas ta faute!
Jusqu’à ce qu’un jour on se réveille et qu’on dise: Stop! Ça n’est pas plus confortable, ça n’est pas doux et en fait, ça me dérange vraiment de ne pas avoir le pouvoir sur ma vie! Je la veux cette responsabilité car elle seule m’offre la possibilité de trouver la solution, ma solution.
Alors on se met à lire toute sorte de choses sur le sujet de la croissance personnelle, pis on choisit des voies pour nous aider. Pour moi, ça été le yoga, mais j’ai réalisé que ma foi en plus grand que moi me permettait d’être en paix avec ce qui est, tel que le yoga l’enseignait. Dans ma tête ça a fait 1+1 : Tous les outils que l’Homme a développés dans le but de trouver l’équilibre ne sont pas des inventions, ce sont des adaptations de ce que les sagesses ancestrales ont enseigné. Des moyens accessibles de faire avaler quelque chose de trop gros pour la plupart d’entre nous.
Les religions ont essayé au moyen de la peur et du contrôle. Ma mère me disait: « il faut être gentille pour pas faire de peine au petit Jésus ». Mais comme on est humain, on faisait de la peine pareil alors, on restait coincé avec notre culpabilité, et parce que le curé ne savait pas gérer ça, il nous disait juste qu’on irait en enfer. Heille, pour une petite fille de 5 ans, qui a botté le tibia d’un garçon trop entreprenant… Vous imaginez? Se sentir coupable parce qu’on a fait de la peine au petit Jésus mais qu’on va quand même aller en enfer? Stop! Au secours, le curé a besoin d’aide!!!
La science, elle, se sert de notre intellect. Notre besoin de comprendre et d’analyser. Au moins elle fait l’effort de nous étudier. Mais étudier et analyser ce qui avait déjà été observé il y a des milliers d’années, ça me semble une belle perte de temps. L’Homme a cette fâcheuse tendance à se débarrasser de ce qui l’embête, mais la vérité réapparait toujours. Alors, on recommence…
Le yoga est à la base une démarche spirituelle, bien que l’aspect physique de la pratique ait été ajouté et prend une grande importance, le but est de trouver la paix de l’esprit (qui ne peut être séparé du coeur). Pendant cette période où le yoga a pris de plus en plus de place dans ma vie jusque’à culminer à devenir enseignante moi-même, j’ai souvent fait un lien entre mes lectures en psycho et la philosophie yogique. Dernièrement, j’ai constaté que la PNL (Programmation Neuro Linguistique) utilisait la compréhension de nos représentations mentales tout comme le yoga. En observant nos pensées, on parvient à créer cette distance critique nous permettant de voir les messages de nos émotions. Du côté du yoga, on pourra s’attarder au pourquoi, mais surtout au quoi. Quel besoin n’est pas satisfait lorsqu’on réagit à une situation donnée (et qui se reproduit incessamment)? Et ensuite comment puis-je satisfaire ce besoin s’il est réel? Et dans le cas d’un mode réflexe de protection appartenant au passé, je laisse aller. Mais on est souvent seul sur cette voie yogique.
La PNL, se préoccupera aussi du comment par le questionnement « qu’est-ce qui marche? Et comment puis-je le reproduire? » Elle permet d’apprendre à apprendre. L’accompagnant établira un plan pour mettre en place une posture mentale orientée en mode solution. Nos programmes nous empêchent de voir la forêt cachée derrière l’arbre. La PNL, c’est la « chainsaw » ;)
Mais je reviens à ma Foi, parce qu’elle est là, elle est grande. Tout est toujours exactement comme il se doit, donc, j’ai rencontré sur ma route une coach en PNL humaniste qui dégage exactement cette énergie d’amour dont j’aime m’entourer. Et comme il n’y a pas de hasard, elle est venue me proposer un atelier sur la remise en mouvement correspondant à la saison du printemps. En yoga c’est l’action du 3e chakra. La « drive », le pouvoir sur sa propre vie, ironique non? Ce pouvoir auquel j’ai failli renoncer. Ça me parle tellement! Et vous savez quoi, se mettre en action, c’est TOUT ce qui compte. Parce que quand on pense trop, la tête nous joue des tours et les scénarios nous figent.
Alors, si tu cries à l’aide, Bénédicte et moi, on est là, parce qu’un jour, on a aussi lancé ce cri et la vie nous a fait cadeau de la mise en action au service d'autrui, elle à travers la PNL et moi, avec le yoga.